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Une opération du nez aux conséquences dramatiques !

L’ignorance, souvent suivie de mauvaise foi, peut tuer.

Non seulement l’opération appelée turbinectomie peut provoquer un désastre physique et moral pour la victime, mais logiquement, la ruine, la destruction de sa famille et, petit à petit, un drame généralisé.

Une fois cette erreur professionnelle commise, il est trop tard pour le patient, mais le médecin pourrait au moins avertir avant des risques (surtout pour une personne qui n'y connait rien sur les cornets et leurs fonctions esssentielles) et ne plus la commettre à nouveau.

Bien pire est la mauvaise foi.

Mon histoire est grave, mais je me rends compte qu’elle n’est pas unique, mais plutôt assez commune.

Il faut être honnête et reconnaître que si l‘on est opéré, c’est parce que l’on a un problème à la base.

Dans mon cas, j’ai vu pendant des années, 5 ans je crois, un très sympathique ORL, qui n’arrivait pas à me supprimer des sinusites dues a une forte déviation de la cloison nasale.

Il essayait un peu de tout, et j’ai servi de cobaye pendant ce temps pour des traitements des plus variés, mais sans résultats.

Et finalement, il restait l’opération pour redresser la cloison nasale.

Pendant l’opération, il n’a pu la redresser, et il a préféré couper les cornets inferieurs et une partie des cornets moyens.

A la sortie de l‘opération, il avait l’air ennuyé : il savait déjà qu’il avait commis une erreur.

Le post opératoire a été effroyablement douloureux, mais ce n’était qu’un début.

Le médecin, souriant, me disait : "voilà c’est fini, plus de problèmes", il vous faudra un certain temps pour que tout se remette en ordre et le tour est joué.

Effectivement, un certain temps plus tard, le tour était joué: sinusites phénoménales, congestions, nez sec, impossibilité de dormir, état grippal, et, avant tout, maux de tête effarants et permanents.

Cela a empiré, je trainais devant l’incompréhension de tout le monde, et les conseils de bonne volonté, mais inutiles, personne ne pouvait imaginer ce que je ressentais.

Les amis ? Plus d’amis ! rien n’est plus ennuyeux que quelqu’un qui se plaint tout le temps.

La famille ? Ne comprenait plus rien, il est insupportable de vivre avec quelqu’un dans cet état.

Visites et revisites chez le médecin qui m’a opéré, il me disait : curieux et antibiotiques, et encore antibiotiques, et cela a duré ainsi très longtemps.

De fait, il savait très bien ce que j’avais, mais ne le disait pas.

Jusqu’au moment où je lui dis : je suis dans un état dix fois pire qu’avant l’opération, je ne dors plus, je crêve de mal, je suis évidemment épuisé par la fatigue, ne peux me concentrer, j’essai de travailler, et tout le monde me regarde en se demandant ce qui se passe.

Et là, la phrase létale: va voir un psychiatre !!!!

Et j’ai été le voir, totalement désemparé.

Evidemment il n’a pu rien faire, et j’ai été voir d’autres ORL.

Tous, sans exception, m’ont dit : mais qui vous a fait cela ????

Je leur disais le nom de l'orl, et ils l’annotaient sur un petit papier.

Certains m’ont renvoyé chez d’autres, plus spécialisés, avec un petit mot décrivant mon état, et de manière quasi illisible, le nom du médecin qui m’a opéré.

J’ai peut être vu plus de 30 spécialistes pendant 10 ANS !! JE REPETE : 10 ANS !!!

PERSONNE NE M’A JAMAIS DIT QUE L’ON M’AVAIT FAIT UNE TURBINECTOMIE !!!!

Pas un seul ne m’a expliqué quelque chose !

Jusqu’ au jour où j’ai été’ pour la Xème fois voir ce que l’on appelle « un humble petit ORL de quartier », qui me changeait d’antibiotique pour la troisième fois en 3 mois, soit 90 jours d’affilé.

Je lui ai dis : arrêtez de parler d’antibiotiques, je ne respire pas, j’ai un mal de tète effarant et permanent, j’ai le nez sec, je ne peux dormir la nuit, je suis crevé la journée, je me refroidis avec un simple coup de vent, ne parlons plus d’antibiotiques, il y a autre chose !

Et là : le miracle ; il me dit : tu me décris un syndrome du nez vide.

Je suis allé sur internet, et j’ai commencé à étudier le syndrome du nez vide, j’ai étudié et étudié’, il fallait absolument sauver ma peau, il ne s’agissait pas seulement de moi, mais de ma famille, j’ai une fille adolescente qui n’a jamais vu son père comme il était : un boute en train sympathique, la seule chose qu’elle a entendu dans sa vie, c’est un père qui dit : « j’ai mal à la tête… », je devais trouver une solution, j’ai perdu 10 ans de ma vie et une fortune , je ne pouvais pas abandonner le combat et terminer dans la misère, il fallait trouver des palliatifs et récupérer ma santé ou du moins ce qui était possible.

Je suis devenu un spécialiste en la matière et peux parfaitement en discuter avec n’importe quel ORL. De fait, certains m’ont proposé d’aller les représenter dans des conférences aux USA.

J’ai traduit le syndrome du nez vide sur Wikipedia en français, mais avec un problème technique : celui qui l’avait écrit avant moi s’était suicidé.

Petit à petit, je me suis rendu compte de l’ampleur de ce scandale.

Scandale d’ignorance multiplié par un scandale de mauvaise foi.

Que des médecins ne connaissent pas le SNV n’est pas critiquable, l’ignorance n’est pas critiquable, et elle se corrige, trop tard pour certains, mais elle se corrige.

Mais ce qui est inouï, c’est la mauvaise foi généralisée.

Des dizaines de médecins ne m’ont rien dit pendant 10 ans, et je me rends compte que je ne suis pas le seul dans ce cas.

C’est une des raisons pour laquelle j’ai poussé a la création de cette association, il faut arrêter cette incroyable erreur médicale !

Enfin, grâce à mes connaissances, j’ai réussi à m’améliorer. Le moral est important, et pour nous une petite amélioration physique représente une grosse amélioration morale.

Petit a petit, je vais mieux, et je veux passer ce message d’espoir à tous ceux qui sont désespérés.

Ensemble, nous arriverons à nous aider l’un l’autre.

J’ai eu le grand plaisir de pouvoir aider beaucoup de gens, physiquement et moralement.

Je suis certain que si le corps médical, dans son ensemble, prenait les choses en main avec responsabilité et courage, il serait capable de remédier a ces drames humains trop souvent niés.

Nico.

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